Hotspots

« L’“approche hotspots” est l’une des réponses à ce que l’Union européenne a appelé la “crise migratoire” de 2015. Elle consiste à apporter l’appui d’agences européennes (essentiellement le bureau européen d’appui en matière d’asile (BEAA) et l’agence Frontex) dans des zones situées à la frontière extérieure de l’UE et confrontées, selon la formule de la Commission européenne, à des “pressions migratoires démesurées” pour s’assurer que tous les migrants qui pénètrent sur le territoire européen sont identifiés, enregistrés et que leur cas est traité en fonction de leur situation : prise en charge des personnes éligibles à l’asile, renvoi des autres. L’“approche hotspots” s’est rapidement traduite, dans les deux pays où elle a été déployée, l’Italie et la Grèce, par la création de centres de confinement – lorsqu’il ne s’est pas agi de centres de détention –, générateurs de violences, surpeuplés et sous-équipés, où le tri des arrivants s’effectue au mépris des règles européennes et internationales en matière d’accueil des demandeurs d’asile et de traitement de leurs demandes. »

Claire Rodier, « Le faux semblant des hotspots », Revue des droits de l’Homme, 13 | 2018, janvier 2018

Sommaire

I. Les missions du Gisti dans les hotpots grecs

II. L’affaire des « Moria 35 »

III. Rapports institutionnels et associatifs

IV. Presse, articles et communiqués interassociatifs


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Dernier ajout : mardi 28 avril 2020, 20:49
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