Campements en période de COVID 19

Fil d’infos migrant·es - hébergement, campements, bidonvilles en temps de COVID-19

- Mis à jour le 13 octobre 2020 -

Jeudi 14 mai 2020

Calais

  • Visite ministérielle à Calais : « Le confinement forcé des migrants n’est pas légal »
    La Voix du Nord
    Lors d’une visite à Calais, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, en réponse au maire et au député qui demandaient le confinement obligatoire des migrants en cette période d’épidémie, a déclaré qu’il s’agissait « d’une mesure privative des libertés que la constitution française ne permet pas. Cette solution, à laquelle nous avions pensé, n’a pas été retenue pour des raisons juridique et constitutionnelle ».
    Il a réaffirmé la volonté de l’État de ne pas laisser se réinstaller des campements « de façon durable. Tous les jours, nous continuerons les démantèlements. Avec des propositions de mises à l’abri proposées ».

Mercredi 13 mai 2020

Foyers

  • Des foyers de travailleurs migrants abandonnés à leur triste sort pendant le confinement
    par Solani Bourébi, Bastamag
    (extrait :)
    (...)
    Pour la plupart construits entre les années 1950 et 1970 afin d’accueillir les travailleurs des anciennes colonies, les foyers de travailleurs migrants ont connu peu de rénovation depuis. Dans les foyers gérés par la société Adoma, ce sont à chaque fois plus de 300 résidents qui s’entassent dans des chambrettes de 7 à 9 m2, et qui doivent partager les cuisines et les sanitaires. Ceux-ci peuvent avoir été fermés pendant le confinement afin d’éviter une trop grande proximité en période de Covid-19.
    Dans l’indifférence des gestionnaires, les résidents sont livrés à eux-mêmes. Un Collectif pour l’avenir des foyers, en collaboration avec les délégués et représentants des résidents, ne cesse de dénoncer les conditions de vie dégradantes. Pendant le confinement, le collectif a multiplié les lettres ouvertes et les communiqués pour alerter les gestionnaires et les pouvoirs publics sur les dangers de l’insalubrité, et d’une potentielle propagation du virus parmi les résidents. Après plus d’un mois, aucune réponse n’a été apportée. « À chaque fois qu’on a affaire à eux, c’est la même chose. Ils nous répètent que nous ne sommes pas crédibles, et rejettent sur nous les problèmes sanitaires et la dégradation des foyers, alors que nous n’avons aucun moyen pour les entretenir », témoigne Bahadémou Coulibaly,(...)

Vendredi 8 mai 2020

Isère

  • En Isère, un confinement sous la menace pour des mineurs étrangers
    Mediapart, par Diane Farih
    (extrait :)
    (...) ici, dans ce foyer de l’Isère, ne logent que des ados étrangers (MNA dans le jargon, pour « mineurs non accompagnés »), dont la minorité et l’isolement (aucun parent en France) ont été reconnus par le Département – ils étaient environ 650 MNA ainsi pris en charge en Isère en 2018.
    « Vous pouvez êtes porteurs d’un virus », « on n’a pas le droit de faire mourir d’autres personnes », rappelle le directeur de la protection de l’enfance, Philippe Gallien. Avant de déraper : « Si vous êtes venus en France pour avoir des actes criminels, vous aurez à répondre de vos comportements criminels. » (...)
    Surtout, l’infraction pour « non-respect » du confinement relève d’une simple contravention (la première fois), voire d’un délit en cas de réitération, certainement pas d’un crime passible d’au moins dix ans de prison. « Une personne qui part ne serait-ce qu’une heure sans donner de ses nouvelles, je demande que ce soit les forces de l’ordre qui soit informées », tonne le directeur, d’après un enregistrement que Mediapart a consulté. (...)

Val-de Marne

  • Communiqué de Romeurope 94 : Victoire pour l’accès à l’eau dans plusieurs bidonvilles du 94
    Le collectif Romeurope 94 a saisi le tribunal administratif de Melun pour que soit installé l’accès à l’eau et à l’assainissement dans les squats et les bidonvilles de quatre villes du Val-de Marne. Dans ce cas, le TA a condamné trois des quatre villes et la préfecture à prendre les meures nécessaires. Mais le droit humain à l’eau et à l’assainissement n’est toujours pas reconnu dans la législation française, malgré l’avancée qu’a constitué l’interdiction des coupures d’eau pour impayés dans les résidences principales (loi Brottes).
    Rendre effectif ce droit fondamental reste un combat. (...)

Jeudi 7 mai 2020

Paris, Hendaye

  • "Sans-abris, migrants, précaires : leur confinement"
    RFI, 07/05/2020 - Reportage audio par David Baché, à Hendaye, et Romain Lemaresquier, à Paris
    Comment se confiner quand on est sans abri ? Quand la santé publique recommande de s’enfermer pour se protéger, que faire quand on est sans domicile, à la rue ou sous la tente, c’est le cas des plus précaires, des migrants aussi.Pour ceux qui ont la chance d’être pris en charge, c’est une heureuse parenthèse, pour les autres un plongeon dans la misère.

Mercredi 6 mai 2020

Nord

  • Saisi en référé par l’occupant d’un terrain dépourvu d’accès à l’eau potable, d’installations sanitaires et sans dispositif d’évacuation des ordures où il vit avec dix-huit autres personnes dont des enfants mineurs, le juge des référés du tribunal administratif de Lille a enjoint au préfet du Nord de fournir aux occupants du campement un accès à l’eau, des latrines, des bacs à ordures et d’organiser la collecte des ordures ménagères.
    TA Lille, ordonnance du 29 avril 2020

Val-de-Marne

  • Le tribunal administratif de Melun a été saisi en référé par l’occupante d’un local désaffecté qui y vit avec 11 autres personnes, qui exposait que les mesures générale de confinement prononcées dans le cadre de la lutte contre le Fond 19, en privant les occupants de la possibilité de disposer de ressources, ont rendu particulièrement difficiles leurs conditions de vie en ce qu’ils n’ont plus de point d’eau potable à proximité, qu’ils ne peuvent plus se laver, et que les ordures ménagères ne sont pas ramassées, ce qui leur fait encourir des risques particuliers compte tenu de la situation sanitaire générale.
    Dans son ordonnance du 6 mai, le tribunal de Melun a enjoint au préfet du Val-de-Marne et à la commune de Sucy-en-Brie de prendre, dans un délai de 48 heures à compter de la notification de la présente ordonnance, les mesures nécessaires à fin que, d’une part, soit assuré l’approvisionnement en eau potable des occupants, d’autre part, qu’ils disposent en nombre suffisant de douches et de toilettes respectant les normes sanitaires en vigueur ou, à tout le moins, d’un accès permanent à des installations sanitaires publiques, et, enfin, que soit organisé un service de collecte des ordures ménagères et ce, à titre régulier.
    TA Melun, ordonnance du 6 mai 2010, n°2003335

Toulouse

  • Au tribunal, l’absence d’accès à l’eau dans les bidonvilles n’est pas une « carence »
    Mediapart, 6 mai 2020
    (extrait)
    (...) le tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de Médecins du monde (MDM), la Cimade, le Secours catholique, la Fondation Abbé Pierre et Utopia 56 qui attaquaient en référé liberté la préfecture, la métropole et la mairie de Toulouse « pour atteinte à la dignité humaine et aux libertés fondamentales des personnes précaires faute d’accès à l’eau et à l’hygiène ». Le tribunal a estimé qu’« il ne résultait pas des pièces produites » par les associations et leurs avocats « que des campements concernés ne bénéficieraient pas […] de la fourniture d’eau potable ». Pour le juge Truilhé, les mesures prises par les autorités ne sont « pas de nature à révéler une carence ». (...)

Mardi 5 mai 2020

Val-d’Oise

  • Le Juge des référés du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a fait partiellement droit à la demande d’un habitant d’un campement qui soutenait que l’indécence de ses conditions de vie actuelles l’expose à des traitements inhumains ou dégradants qui traduisent une carence des autorités de police générale portant atteinte à son droit fondamental au respect de la dignité humaine.
    Le requérant était établi avec quatre-vingt personnes dans un campement situé dans une commune du nord de la région parisienne. Il était demandé au juge des référés d’enjoindre aux services placés sous la direction des autorités de police générale compétentes, c’est-à-dire, dans cette affaire, le préfet et le maire, de créer des points d’eau sur place, d’organiser la distribution de denrées alimentaires, d’organiser celle de denrées hygiéniques de base, d’installer des sanitaires (latrines et douches), d’organiser un accès aux soins médicaux et d’organiser le stockage et la collecte des ordures ménagères.
    Le juge a rejeté les demandes de distribution de denrées alimentaires et hygiéniques et d’organisation d’un accès aux soins médicaux, en estimant que des associations y pourvoyaient déjà, sur place ou en ville, d’organisation du stockage et de la collecte des ordures ménagères car la commune a indiqué avoir installé sur place des conteneurs.
    En revanche, il a enjoint au préfet et au maire d’assurer l’approvisionnement en eau potable des habitants de ce campement ainsi que d’installer sur place des toilettes ou de leur permettre un accès permanent à des installations sanitaires publiques à proximité du campement. Il n’a pas ordonné à ces autorités que soient installées des douches sur place, il semblerait qu’il ait lié l’accès à de l’eau potable en quantité suffisante à la possibilité de se laver.
    TA Cergy-Pontoise, ordonnance du 28 avril 2020.

Jeudi 30 avril 2020

  • Solidarité, Justice et dignité pour les Chibani-a-s
    communiqué de l’ATMF
    (extrait :)
    Depuis le début de la pandémie du covid19, de nombreuses associations, militants, travailleurs sociaux et proches des vieux migrants, les chibani-a-s, se sont mobilisés pour leur apporter de l’aide et alerter sur leurs situations et conditions.
    (...) En cette période de crise sanitaire, nous ne pouvons nous substituer au rôle et à l’obligation que les pouvoirs publics se doivent d’assumer envers tous les citoyens de France. Aussi, nous demandons la mise en place urgente des mesures suivantes :
    - Une généralisation de la distribution gratuite des masques et de gel à tous dans tous les foyers et résidences sociales.
    - Un suivi médical et un dépistage pour tous ceux qui le demandent.
    - Une application des mesures de distanciation physique dans les parties communes de vie dans les foyers.
    - Une amplification des campagnes d’information et de prévention.
    - Une information des familles et des proches, (en France et aux pays d’origine) sur l’état des personnes hospitalisées ou décédées.
    - Des distributions d’aides alimentaires et produits de première nécessité.
    Nous demandons également, pour les nombreux vieux migrants bloqués dans les pays d’origine, qui rencontrent de très nombreuses difficultés, que soient prises des mesures urgentes :
    - Le rapatriement en France, de ceux et celles qui le souhaitent.
    - L’accès aux médicaments et traitements dont ils ont besoin sur place.
    - La suspension de tous contrôle par la CARSA, la CAF, la MSA, la CPAM, la caisse des dépôts et tous les autres organismes.
    - La suspension des loyers des personnes bloquées à l étranger.
    - La prise en charge des inhumations pour ceux dont le rapatriement du corps est impossible.
  • Conseil d’Etat
    Le Conseil d’Etat ordonne la réouverture de l’enregistrement des demandes d’asile en Île de France.
    À la suite d’un recours de sept associations et de sept particuliers, le tribunal administratif de Paris a ordonné le 21 avril à l’administration le rétablissement du dispositif d’enregistrement des demandes d’asile en Ile-de-France, supprimé en mars dernier. Le ministère de l’intérieur et de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) ont demandé l’annulation de cette décision au Conseil d’État.
    (voir ci-dessous 24 avril).
    Le conseil d’Etat a ordonné au ministre de l’intérieur et à l’OFII de rétablir dans un délai de cinq jours et dans les conditions sanitaires imposées par le covid-19, l’enregistrement des demandes d’asile, en priorité de celles émanant des personnes présentant une vulnérabilité particulière, et de rouvrir la plateforme téléphonique de prise de rendez-vous. Il considère que la carence de l’État à mettre en œuvre l’enregistrement des demandes d’asile constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit d’asile.
    - Voir le communiqué des associations :
    Le Conseil d’État confirme que l’urgence sanitaire ne peut pas justifier l’arrêt de la demande d’asile en IDF
    - Voir aussi :
    Devant le Conseil d’Etat, le ministère de l’intérieur malmené sur l’accès au droit d’asile - 28 avr. 2020 Par Nejma Brahim, Mediapart

Dimanche 26 avril 2020

  • Haut Conseil de la santé publique
    Dans l’avis du HCSP du 30 mars, mis en ligne le 26 avril :
    "Prise en charge des personnes en situation de précarité"
    (page 6) "B. Assurer la continuité de l’accompagnement médico-social et alimentaire Afin de garantir le maintien du lien social, l’accès à l’eau, à la nourriture, aux soins, à l’ensemble des besoins essentiels, par l’intervention des services spécialisés des communes, de l’État et des associations, le HCSP recommande des actions en direction des professionnels et des bénévoles pour leur permettre la poursuite de leurs activités. Il s’agit de : • l’installation immédiate de points d’eau en quantité suffisante dans les bidonvilles, les campements et les squats [...]"

Île-de-France

  • Covid-19 : le droit d’asile « gelé »
    ASH 26.04.2020
    Le contexte sanitaire a servi de justification aux atteintes au droit d’asile. Des atteintes inédites sur tout le territoire, à commencer par la possibilité de faire enregistrer sa demande. Le tribunal administratif de Paris vient d’ordonner aux préfectures d’Ile-de-France et à l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) d’ouvrir à nouveau leurs dispositifs. Mais l’administration rechigne.
    (extrait :)
    (...) les dispositifs de mise à l’abri et d’aide alimentaire aux exilés sont lacunaires : « le 115 est complètement débordé. La plupart des gens à la rue n’ont pas de chèques services, hormis les demandeurs d’asile déclarés ; leur montant n’est de toute façon pas suffisant » constate Caroline Maillary. Les conditions matérielles d’accueil dues aux demandeurs d’asiles ne sont pas toujours assurées. Entre autres, des problèmes avec la carte ADA (allocation pour demandeurs d’asile) remontent. La responsable du Gisti donne l’exemple d’une famille avec deux enfants « qui crevait la dalle, à qui l’OFII devait plus de 2 000 euros mais dont la carte avait été désactivée. L’OFII nous a répondu que c’était compliqué de les convoquer en préfecture, au vu de la situation sanitaire ». Les atteintes au droit d’asile se cristallisent aussi dans « tous ces petits détails pratiques qui font de la vie des gens un enfer » souligne-t-elle. (...)

Samedi 25 avril 2020

  • Tribune « Dans le huis clos des hôtels meublés, le confinement des vieux immigrés constitue une mise en danger véritable »
    Moncef Labidi Ancien directeur de l’association Ayyem Zamen et fondateur du Café social et des Domiciles partagés
    (extrait :)
    Dans certains quartiers populaires de l’Est parisien, de nombreux hôtels meublés accueillent et hébergent des personnes et des familles avec des enfants en grande précarité, mais aussi de nombreux vieux immigrés.
    Les immigrés âgés qui « navettent » sont de tout temps une clientèle captive de ces meublés. Après un séjour au pays, ces retraités reviennent essentiellement pour se soigner, réactiver leurs droits sociaux… Et pour maintenir un lien avec la France, même si ce lien est ténu.
    L’épisode inédit du confinement qui s’impose à tous est éprouvant. Mais, dans le huis clos des hôtels meublés, il est insupportable pour ces vieux immigrés. Autant dire que dans ce contexte, le confinement dans les meublés confine au drame, voire constitue une mise en danger véritable. (...)

Jeudi 24 avril 2020

région Ile-de-France

  • Dans le mémoire d’appel du ministère de l’intérieur contre une ordonnance du 21 avril 2020 du tribunal administratif de Paris d’enjoindre au Préfet de police de Paris de réouvrir le dispositif d’enregistrement des demandes d’asile (GUDA et plateforme OFII),
    cf : "L’arrêt de l’accès à l’asile en IDF : l’urgence sanitaire ne peut pas tout justifier - Le tribunal administratif donne raison aux associations :
    "dans le contexte de la pandémie de Covid-19, l’État en Ile de France a déployé une mobilisation sans précédent, depuis le 16 mars, pour pouvoir procéder à la mise à l’abri de toute personne qui serait en besoin d’hébergement. Cette mobilisation s’inscrit dans le cadre d’action fixé par une instruction du 27 mars 2020 (PJ 1) sur la prise en charge et le soutien des populations précaires face à l’épidémie du Covid-19, laquelle fixe comme priorité aux préfets l’hébergement des personnes, quel que soit leur statut, et leur demande de trouver des solutions supplémentaires d’hébergement adéquates (hôtels, centres de formation, bâtiments vacants) afin d’héberger les personnes à la rue".
    (...)
    "S’agissant de l’hébergement, l’Etat a ouvert, en Ile-de-France, 6 444 places d’hébergement nouvelles, en plus d’avoir pérennisé 4 983 places ouvertes au titre de la campagne hivernale de mise à l’abri. Ces capacités se répartissent entre chambres d’hôtels et réquisition de gymnases et d’internats. Ce sont donc 11 427 places qui sont actuellement ouvertes en plus des quelque 120 000 places ouvertes chaque nuit en Ile de France pour la mise à l’abri des personnes en besoin d’hébergement urgent."
    (...)
    "S’agissant des repas, leur préparation est systématique dans les centres d’hébergement. A l’hôtel, les personnes hébergées bénéficient de colis alimentaire ou de chèques restaurant. Dans ce contexte de crise sanitaire, il a été convenu que cette aide alimentaire était rendue systématique et accessible à toute personne hébergée à l’hôtel, sans justificatif"
    (...)
    "Des opérations de mise à l’abri ont été réalisées sur des regroupements de personnes migrantes, dès que ceux-ci ont été identifiés. A titre d’exemple, 732 migrants (dont 720 hommes isolés) regroupés sur la commune d’Aubervilliers ont été mis à l’abri le 24 mars ; 228 personnes (dont 223 hommes isolés) qui s’étaient regroupés porte de la Villette ont été mis à l’abri le 17 avril. Dans les deux cas, les personnes ont été orientées vers des structures (hôtels, gymnases avant réorientation vers des centres d’hébergement ou hôtels) où ils ont été pris en compte par des associations pour accompagnement social et sanitaire si besoin."

Grande-Synthe

  • Evacuation d’un campement - (source liste Jungles, Human Rights Observers - HRO)
    Une opération de "mise à l’abri" a eu lieu ce matin à la Linière, entre 9h et 10h15 (à 10h15 le dernier bus est parti).
    L’Afeji, la protection civile, l’huissier étaient sur place. Il y avait sept bus au total.Un bus est parti avec des familles.
    Deux bennes de nettoyage, et une présence policière importante (environ dix fourgons de CRS).
    A 10h30, les CRS étaient toujours sur place avec les équipes de nettoyage A 10h40, cinq fourgons de CRS sont rentrés dans la Linière, avec une troisième benne de nettoyage. Plusieurs tentes ont été lacérées. Lorsque nous étions sur place, quelques personnes attendaient à proximité de l’autoroute que l’opération se termine (vers 11h). En voyant les CRS s’approcher d’eux, ces personnes ont traversé l’autoroute.
    Deux agents CRS ont demandé à deux militants de Human Rights Observers présents de quitter le site lorsqu’ils les ont vu, en insistant sur le fait que c’est un terrain privé, et qu’il faut "que tout le monde s’en aille" à la demande du propriétaire du terrain.
    Trois personnes ont expliqué que les CRS avaient pris leurs affaires personnelles : leurs sacs à dos, leurs tentes et sacs de couchage.
    Quatre bénévoles d’Utopia 56 ont été placé.e.s en garde à vue dans le contexte de cette évacuation.

Jeudi 23 avril 2020

Saint-Denis (93)

Mercredi 22 avril 2020

Mardi 21 avril 2020

Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH)

  • Dans la lettre n° 3 de l’Observatoire de l’état d’urgence sanitaire et du confinement,
    la CNCDH s’intéresse aux difficultés liées au logement par les personnes en situation de pauvreté et aux atteintes aux droits fondamentaux dont elles sont victimes.
    (extrait :)
    Campements et bidonvilles, une situation sanitaire désastreuse
    Les rapports des associations encore présentes sur le terrain sur la situation sanitaire dans les campements non démantelés, notamment à Paris et dans la région de Calais, sont particulièrement préoccupants. Dans les bidonvilles, il est extrêmement difficile de garantir a minima l’accès à l’eau et à des sanitaires. À Paris, une mobilisation militante a été nécessaire pour faire rouvrir les arrivées d’eau fermées dans le nord et l’est de la ville. À Calais, la mairie fait obstacle aux distributions alimentaires et refuse l’installation de points d’eau. La crise renforce la stigmatisation et les discriminations à l’égard des personnes migrantes, des refus d’accès aux transports en commun et la mise en place de files d’attente distinctes dans certains magasins, ainsi que des contrôles des forces de l’ordre dans les files d’attente pour les distributions alimentaires ont été rapportés. La Commission s’in-quiète aussi des rapports de harcèlement de migrants et de bénévoles qui lui ont été communiqués, avec des verbalisations des acteurs associatifs, alors même que les déplacements pour l’aide aux plus démunis sont autorisés.
    La CNCDH attire l’attention sur la motivation du jugement rendu par le tribunal administratif de Melun, le 14 avril 2020, faisant droit au référé déposé par un habitant d’un campement, dénonçant les carences des autorités quant au maintien de l’hygiène et exigeant que soient mises en place des mesures assurant l’existence digne, saine et sûre que notre pays doit garantir dans le respect de ses engagements.

Dimanche 19 avril 2020

  • La Croix, Dans un squat de migrants, peurs du virus et de la police cohabitent dans la misère
    Depuis le début de la crise sanitaire, quelque 150 demandeurs d’asile et sans-papiers, originaires en majorité d’Afrique de l’Ouest, se serrent dans ce vieil entrepôt de Seine-Saint-Denis, occupé depuis juillet 2018. Il ne reste que des hommes, de 20 à 40 ans en moyenne. Les femmes et les enfants ont été relogés chez des connaissances au début du confinement. « On est regroupés, stressés, frustrés. On ne sait pas ce qui se passe dehors », explique Ben, un Ivoirien de 34 ans. (…)

Samedi 18 avril 2020

Vendredi 17 avril 2020

  • Bondy Blog, Dans les foyers, les chibanis meurent à huis clos
    L’épidémie de Covid-19 frappe durement les plus précaires. Dans les foyers de travailleurs migrants, les facteurs de décès s’accumulent : vulnérabilité, promiscuité, maladies chroniques, renonciation aux soins… Face à cela, la réponse des bailleurs et des pouvoirs publics a été tardive et lacunaire.(…)

Jeudi 16 avril 2020

  • Collectif associations unies, Un mois après le début du confinement, que deviennent les personnes sans domicile et mal-logées ?
    Le Collectif des associations unies (CAU), dont la Fédération des acteurs de la solidarité est l’un des porte-parole, tire un premier bilan de ces semaines proches du chaos pour les personnes les plus exclues, dans un dossier alimenté par de très nombreuses remontées de terrain.
    (extrait) Des milliers de personnes sont encore à la rue, appelant le 115 en vain (comme c’est le cas de près de 2000 personnes chaque soir) ou ayant renoncé à le faire. Les solutions d’hébergement, parfois à plusieurs par chambre à l’hôtel ou dans des centres, voire dans des gymnases, sont rarement adaptées. Dans les bidonvilles, dans les foyers de travailleurs migrants et pour certains groupes de Gens du voyage, des situations de mal-logement extrêmes, sans possibilité de rester confiné ou de respecter correctement les gestes-barrière, exposent des populations particulièrement vulnérables au risque de la contamination. Certains territoires, notamment Paris, Toulouse, Marseille, Calais, Grande-Synthe, Mayotte ou la Guyane concentrent un grand nombre des situations les plus délicates. Cette interpellation du Collectif des associations unies vise à empêcher de nouvelles hécatombes. De nombreuses actions volontaristes, que l’on disait hier impossibles, ont été accomplies, mais beaucoup reste à faire. Les personnes sans domicile ont besoin de mesures de survie : réquisition des hôtels et bâtiments vides, dépistage prioritaire, accès aux gants, masques, gels et gardes d’enfants pour les travailleurs sociaux, aides financières exceptionnelles pour compenser les chutes de revenus et éviter les impayés de loyer ou de charges (...).
  • InfoMigrants, À Marseille, des migrants montent une association pour dénoncer les violations de leurs droits
    Allocations interrompues, absence de logement ou courriers égarés : un groupe de migrants marseillais a lancé une association afin de dénoncer de sérieux manquements à leurs droits, lesquels sont, disent-ils, d’autant plus bafoués avec le confinement décrété pour lutter contre le coronavirus. En un mois d’existence, l’association compte plus d’une centaine de membres...
  • Blog Mediapart, Chronique de la misère en temps de confinement. 5 / « si on m’aide pas, c’est mort »
    Confinement, J 31. Poursuite des reportages dans les quartiers en lisière du Grand-Mamouzou, Mayotte. Les appels à l’aide remontent des bas-fonds depuis une dizaine de jours ; les associations locales se démènent pour effectuer le soutien alimentaire « commandé » par la préfecture, soutien sous-dimensionné par rapport aux besoins. Une mère de famille raconte son désarroi et son impuissance...
  • Action collective, L’accès à la demande d’asile mis à l’arrêt en Île-de-France
    En Île-de-France, il n’est aujourd’hui plus possible d’enregistrer une demande d’asile. L’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a suspendu sa plate-forme téléphonique qui habituellement délivre les rendez-vous, tandis que les guichets des préfectures sont fermés...

Mardi 14 avril 2020

Samedi 11 avril 2020

  • Le Monde, Coronavirus : la crainte d’une contamination rapide dans les squats et foyers de travailleurs
    Si la propagation du Covid-19 reste contenue pour le moment, la promiscuité et les dépistages tardifs inquiètent les pouvoirs publics en Ile-de-France. « Une bombe sanitaire à désamorcer d’urgence », alerte, dans un communiqué daté du 5 avril, le collectif de soutien aux résidents, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), d’un foyer officieux, plus proche du squat, occupé par des travailleurs maliens...

Vendredi 10 avril 2020

Jeudi 9 avril 2020

  • Covid-19 - Personnes vivant à la rue, dans des squats ou des bidonvilles / Saisine de 7 Rapporteurs des Nations Unies par une coalition de 92 associations
    92 associations et collectifs s’associent pour saisir conjointement 7 Rapporteurs des Nations Unies en charge des questions de pauvreté extrême, de santé, d’accès à un logement décent, à la nourriture, à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que des migrants et des défenseurs des droits humains.
    Cette saisine fait état de ce que les personnes vivant à la rue, dans des squats ou des bidonvilles ne bénéficient pas pleinement des mesures de prévention du Covid-19 mises en place par le gouvernement et les autorités locales. Elle fait part de la situation préoccupante de cette catégorie de personnes dans plusieurs villes de France, dans la mesure où leur accès à l’eau et à la nourriture, rendu plus difficile en raison de la pandémie, impacte potentiellement leur santé. Elle mentionne aussi le fait que les personnes en situation de demande d’asile sont aujourd’hui dans l’impossibilité concrète de déposer leur demande, et donc d’accéder à une quelconque protection (juridique, santé, nourriture, logement). Enfin, elle mentionne la difficulté accrue des associations à travailler sur le terrain, en raison de l’absence de matériel de protection et, dans certaines municipalités, de verbalisations excessives.
    Cette communication urgente demande aux Rapporteurs Spéciaux de rappeler au gouvernement français la nécessité de prendre et réaliser effectivement des mesures de protection à l’égard de ces personnes, et cela dans l’intérêt de tous.
    Accès à la communication des associations et à la liste des signataires ici

Mercredi 8 avril 2020

Mardi 7 avril 2020

  • UCL, Drame des sans-papiers face au Covid-19 : urgence à Montreuil
    Choqué·es par la situation intenable et les conditions indignes dans lesquelles vivent les 273 travailleurs sans papiers, installés depuis 5 mois dans un hangar au 138 rue de Stalingrad, des citoyennes et citoyens montreuillois suivent et soutiennent les anciens résidents du foyer Bara. En septembre 2018, la mairie de Montreuil a fait fermer le foyer Bara historique, insalubre depuis de longues années par suite du manque d’entretien réalisé par l’organisme gestionnaire Coallia. Elle reloge les résidents de façon précaire dans l’ancien centre AFPA, promettant un relogement pérenne, à terme, pour tous. En octobre 2019, les résidents, qui payaient tous leurs loyers, sont délogés de l’AFPA. Ceux qui sont en règle avec leurs papiers ont pu être hébergés dans des bâtiments provisoires. Alors que les habitants qui n’ont pas de papiers en règles sont évacués par la police le 29 octobre, sur ordre de la Préfecture. Deux jours avant la trêve hivernale, ces personnes sont laissées à la rue plusieurs jours avant d’être fermement invitées à rejoindre le hangar de la rue Stalingrad. Ce bâtiment, constitué d’anciens bureaux, est dépourvu de toutes commodités, sans réelles fenêtres, vide, équipé de deux toilettes, il est inadapté à un usage d’habitation. La Mairie y entasse des lits superposés et fait quelques installations provisoires : quatre toilettes supplémentaires dans la cour et six cabines de douches avec eau froide.

Lundi 6 avril 2020

  • Politis, Dans les Ardennes, le « protecteur des populations » attaque les réfugiés
    Dépendant de la préfecture, le directeur départemental de la cohésion sociale et de la protection des populations menace les réfugiés de sanctions illégales pour non-respect du confinement et appelle les structures d’hébergement à la délation
    Par lettre du 30 mars dernier, le directeur départemental de la cohésion sociale et de la protection des populations des Ardennes, Hervé Descoins, dépendant de la préfecture du même département, appelle les structures accueillant des réfugiés dans son département à dénoncer les résidents qui ne respecteraient pas les mesures de confinement. « Je ne saurai tolérer de vos structures des attitudes plus laxistes que celles qu’essaie de respecter le reste de la population », écrit-il dans son courrier, qui porte pour objet : « Signalement événement grave au sein des structures d’hébergement ». Cette demande de délation aux structures d’accueil et d’hébergement, dont ce n’est évidemment pas le rôle, s’accompagne d’une double menace parfaitement illégale. (la suite, et la lettre du préfet sur le site de Politis)

Vendredi 3 avril 2020

Jeudi 2 avril 2020

  • Sans logis : Le Conseil d’État rejette les demandes des associations attaquant les carences de l’État.
    Le Conseil d’État a rejeté, jeudi 2 avril, la saisine de la Fédération nationale droit au logement, la Ligue des droits de l’Homme, l’association Élu/es contre les violences faites aux femmes, Utopia 56, Droits d’Urgence, le Gisti, l’Action chrétienne contre la torture et l’association KÂLÎ. Cette saisine a pu être faite grâce au précieux soutien du réseau inter-associatif national qui œuvre quotidiennement sur le terrain, afin que soient ordonnées en urgence les mesures indispensables à la protection des personnes les plus vulnérables.
    Lire le communiqué et la procédure (voir ci-dessous, 23 mars)
  • Avis du Conseil scientifique Covid 19.
    Voir notamment Partie 2.III (détenus) et IV (extraits) :
    Le Conseil scientifique tient souligner trois points essentiels, valables sur la période de confinement :
    . Le rassemblement dans des espaces collectifs (de type gymnases, etc.) de personnes vivant en situation de grande précarité et non infectées par le COVID19 ne se justifie en rien ; il présente au contraire un risque épidémique majeur tant pour les personnes rassemblées que pour l’ensemble de la population. Il est donc à proscrire.
    . Les personnes en situation de grande précarité et non contaminées doivent pouvoir, comme l’ensemble de la population, vivre le confinement dans des habitats individuels ou familiaux, et donc non collectifs. Il est par conséquent conseillé que toutes les solutions d’hébergements publics et privés soient mobilisées pour cela (immeubles collectifs vacants, centres de tourisme, résidences hôtelières et universitaires, hôtels et appartements de locations saisonnières mis à disposition par les propriétaires sollicités ou réquisitionnés, etc.). La promotion du « logement d’abord » doit être le principe directeur : un logement ou un accès à des centres d’hébergement permettant des chambres individuelles pour tous limite le risque épidémique, tant pour les personnes vivant dans la grande précarité que pour la population générale.
    . Pour les personnes en grande précarité infectées sans signes de gravité et sans logement individuel permettant le confinement, le Conseil scientifique recommande la mise en place de centres de confinement spécifiques (« centres de desserrement ») sur le principe des initiatives déjà prises dans certains territoires. Enfin, les personnes de nationalité étrangère dans l’attente d’un document de séjour ou de son renouvellement, pour certaines en situation de grande précarité, doivent pouvoir bénéficier d’un report des procédures qui y sont liées pendant la durée de l’état d’urgence sanitaire afin de pouvoir vivre le confinement dans les meilleures conditions possibles, comme cela a été prévu par l’ordonnance n° 2020-328 du 25 mars 2020 portant prolongation de la durée de validité des documents de séjour.

Mercredi 1 avril 2020

Mardi 31 mars 2020

Vendredi 27 mars 2020

Jeudi 26 mars 2020

  • Libération, A Paris, l’inquiétude pour les migrants face au risque du coronavirus
    à Aubervilliers au bord du canal St Denis, au deuxième jour de confinement, le 17 mars, environ 500 personnes étaient sur le campement dans une grande promiscuité, sans eau, ni sanitaires, ni nourriture, et refoulement de force par la police des personnes voulant en sortir. Selon MDM, aucun respect des gestes barrières n’est possible, ce qui signifie une mise en danger des personnes. Suite à un engagement de la Préfecture d’Ile de France, environ 730 personnes ont été mises à l’abri le 24 mars, dans des gymnases et des hôtels. Les gestes barrières n’ont pu être respectés durant l’évacuation, 700 personnes étant collées les unes aux autres pour monter dans les bus, non désinfectés, etc. La mise à l’abri en gymnase égale promiscuité ; les gestionnaires de ces centres disposent de peu de moyens pour protéger les personnes et pour protéger leurs équipes associatives d’accompagnement.
    Entre 50 et 100 personnes (26 mars) ont raté l’évacuation et restant à la rue sans prise en charge (les dispositifs habituels sont suspendus) : micro-campements par petits groupes le long des canaux Ourcq et Saint-Denis. Évaluation MDM entre 8 000 à 10 000 personnes sont sans domicile à Paris.
  • Ouistreham
    Informations du CAMO (Collectif d’Aide aux Migrants de Ouistreham) : 
     
    la soixantaine de personnes exilées présentes sur la ville sont hébergées depuis une semaine dans un centre de vacances géré pour l’occasion par la Croix Rouge, à une petite vingtaine de kilomètres de Ouistreham.  4 ou 5 personnes parmi les exilées avaient été invitées à visiter le lieu en amont, pour pouvoir en parler ensuite aux autres. 
  • Quernes / Saint-Hilaire Cottes 
    Informations de l’association Terre d’Errance : 
     
    . quatre hommes vivent dans le campement de Quernes (situé sur un terrain privé avec l’accord du propriétaire). Tous les quatre ont choisi de se confiner dans leur campement. L’association leur amène de la nourriture et de l’eau.
    . une douzaine d’hommes survivent dans les champs. Toutes ces personnes sont actuellement hébergées en confinement chez des bénévoles.  La question de l’aide alimentaire va très vite se poser car les récupérations alimentaires dans les supermarchés sont de moins en moins importantes et les autres associations d’aide alimentaires qui fournissaient la nourriture de base et non périssable ont cessé leurs activités. Aucun signe des autorités, l’association est seule.
  • Angres
    Informations du Collectif Fraternité Migrants Bassin Minier 62 : 
     
    à peu près 15 hommes vivent habituellement dans un squat. Certaines sont parties à Calais, d’autres ont pu aller se confiner chez des amis. Restent 7 personnes qui sont actuellement hébergées en confinement chez des bénévoles du collectif ainsi que de l’association ASR (Arras Solidarité Réfugiés). Certain-e-s bénévoles qui hébergent ne vont plus pouvoir le faire dès lundi et les associations sont encore en recherche de solution. Aucun signe des autorités, les associations sont seules.
  • Cherbourg
    Informations de la Plateforme des Soutiens aux Migrants :

    la vingtaine de personnes exilées (qui cherchent à rejoindre l’Angleterre) présente dans la ville peut fréquenter un accueil de jour mis à disposition par la mairie, mais restent à la rue la nuit.  Aucune intervention de la préfecture.
  • Steenvoorde
    Informations de la Plateforme des Soutiens aux Migrants :

    l’accueil de jour tenu par l’association Terre d’Errance Steenvoorde est désormais ouvert 24h/24 pour la petite dizaine d’exilés présents (sans dispositif de soutien spécifique a priori).
  • Calais 
    Informations de la Plateforme des Soutiens aux Migrants :
    La trentaine de femmes et d’enfants exilé.e.s présents avant le confinement étaient et restent déjà hébergés par des citoyens/associations, et sont en confinement. Quelques femmes dorment actuellement à l’extérieur. Il y aurait 167 mineurs isolés à Calais connus du RYS (Refugee Youth Service) la semaine dernière. Les campements sont toujours là, avec entre 800 et 1000 personnes à la rue à Calais. Aucune réquisition sur site pour loger les personnes. 
  • Grande-Synthe
    Informations de la Plateforme des Soutiens aux Migrants :

    Les campements sont toujours là, avec environ 600 personnes dont de nombreuses familles avec des enfants très jeunes (ces personnes étant désormais réparties dans 4 lieux différents à GS, parfois bien loin des quelques services existants et dans des bâtiments potentiellement dangereux...).  Il y aurait environ une centaine de mineurs (mais pas de structure dédiée sur place pour les identifier et les accompagner). Les départs vers les CAES ont été interrompus pendant plusieurs jours et ont repris depuis peu a priori. Depuis lundi, des rumeurs via les médias d’une perspective d’hébergement pour l’ensemble des personnes exilées du littoral circulent, et puis une forme de confirmation par le Préfet du Nord : un "centre supplémentaire" serait en train d’être remis en état pour une mise à l’abri des personnes volontaires.  Ça pourrait être une bonne nouvelle (si on avait pas les expériences passées) mais aucune autre information pour le moment (on ne sait pas où, comment, dans quelles conditions, etc.)

Mardi 24 mars 2020

  • France bleu, Coronavirus - Un camp de migrants évacué à Aubervilliers
    La police a évacué ce mardi matin plusieurs centaines de migrants d’un campement insalubre à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). L’hygiène et la promiscuité dans ce bidonville faisaient polémique alors que les mesures de confinement dues au coronavirus sont très strictes.

Lundi 23 mars 2020

  • Conseil d’État
    A propos des exilé.es à la rue, une ordonnance (pas isolée) rendue en référé le 23 mars par le Conseil d’État à propos de la situation d’un couple qui, vivant à la rue avec deux enfants, avait demandé au préfet de Saône-et-Loire de les orienter vers une structure d’hébergement d’urgence (préfet a refusé, tribunal administratif de Dijon a rejeté leur recours). Ils plaidaient qu’il appartient aux autorités de l’État de mettre en œuvre le droit à l’hébergement d’urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale. Le Conseil d’État a estimé que : "le dispositif d’accueil restait saturé dans le département de Saône-et-Loire, avec un taux de remplissage avoisinant les 100 % en dépit de l’augmentation du nombre de places, et, d’autre part, que la famille ne présentait pas, en dépit des problèmes de santé de Mme C. et de l’un des enfants, un degré de vulnérabilité tel que les intéressés devraient être regardés comme prioritaires sur d’autres familles en attente d’un hébergement, sans que les intéressés puissent utilement soutenir que l’épidémie de covid-19, concernant toute la population, rendrait toute saturation du dispositif d’accueil et tout ordre de priorité inopposables".
  • Communiqué interassociatif : Covid-19 : Pas de double peine pour les plus vulnérables
    Face à l’absence de prise en considération des personnes les plus précaires à la rue, en habitat de fortune, ou confinés dans des conditions dangereuses (gymnases, dortoirs) particulièrement vulnérables face à une telle pandémie, les associations Acat, DAL, Droits d’urgence, ECVF, Fédération CGT Santé Action sociale, KALI, Gisti, LDH et Utopia 56 ont décidé de saisir le Conseil d’État, afin que soit ordonnées en urgence les mesures indispensables à la protection des personnes les plus vulnérables et, parmi elles, la réquisition...

Jeudi 19 mars 2020

Mardi 17 mars 2020

  • Communiqué inter-orgas : Salubrité publique en période d’épidémie : une urgence humaine et sanitaire !
    Plus de 3500 personnes sont aujourd’hui à la rue, en demande d’asile ou non, en région Île-de-France, sans accès à l’hébergement ni à un accompagnement médico-social. 500 personnes, sur la commune d’Aubervilliers, sont dans un campement de tentes dans un état d’insalubrité contraire à la simple dignité humaine, sans accès à l’eau et sans prise en charge des déchets. Des dizaines d’autres camps existent en Île-de-France sans aucune aide publique et des dizaines de familles avec enfants n’ont pas de solutions et dorment aux portes de Paris...

Campements en période de COVID 19
Jeudi 14 mai 2020Calais Visite ministérielle à Calais : « Le confinement forcé des migrants n’est pas légal » La Voix du Nord Lors d’une visite à Calais, le secrétaire d’État auprès du ministre de (...)
14 avril 2020

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Dernier ajout : lundi 22 juin 2020, 17:35
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