Article extrait du Plein droit n° 10, mai 1990
« Le droit d’asile en question »

Réfugiés à la chaîne

Parmi les demandeurs d’asile déboutés par l’OFPRA, les Zaïrois, les Haïtiens, les Sri-Lankais et les Turcs figurent en bonne place. Au point que, parmi eux, beaucoup sont présentés à l’opinion comme le type même des faux réfugiés.

Pourtant, lorsqu’on examine la situation qui règne dans les pays d’origine, on est bien obligé d’admettre que les choses sont moins simples, et que les refus de reconnaissance du statut de réfugié ne sont pas nécessairement aussi fondés qu’on le laisse entendre.

C’est ce que nous avons voulu montrer dans le dossier qui suit : à propos des quatre pays cités (mais on aurait pu en choisir d’autres), nous faisons le point de la situation politique, économique et sociale qui y règne avant de présenter quelques cas.. ; exemplaires de demandes d’asile rejetées en violation manifeste de la lettre et de l’esprit de la Convention de Genève.

Dans la mesure où il ne s’agit pas de cas isolés, on est en droit de s’interroger sur les critères d’étude et de sélection des dossiers, et de s’inquiéter du rôle d’un organisme à l’origine chargé de la protection des réfugiés.

Haïti : le prix d’un passé français

Sri-Lanka : un pays à feu et à sang

Zaïre : le pouvoir absolu

Turquie : une démocratie de façade


Sources :

  • Rapports d’Amnesty International 1988, 1989, 1990
  • L’État du monde 1988-89, Editions La Découverte
  • Le Monde diplomatique, mars 1990
  • Rapport de la mission d’information au Sri-Lanka (21-25 juin 1989)
  • Cartes : Atlas stratégique — Gérard Chaliand et Jean-Pierre Rageau — 1988



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Dernier ajout : jeudi 3 avril 2014, 12:43
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