IV. Articles de presse

L’affaire du « left to die boat » a donné lieu à une série d’action judiciaires contre les pays ayant participé à l’opération de l’Otan en Libye. En Europe, l’Espagne, la France, le Royaume Uni et la Belgique, qui avait envoyé son chasseur de mines Narcis, sont concernés. La plainte belge portée par la Ligue des droits humains a abouti à un non-lieu en janvier. « On savait dès le début que le Narcis ne correspondait pas au bateau que les rescapés avaient décrit », raconte l’avocate Véronique van der Plancke. « Les juges ont simplement dit qu’à partir du moment où le Narcis n’était pas le plus proche, il n’y avait pas lieu de poursuivre les devoirs d’enquête. Pourtant dans le cas d’un sauvetage, le bateau le plus proche ne peut pas forcément intervenir, alors que le Narcis qui se trouvait à seulement 12 heures de l’embarcation aurait pu. Le commandant dit n’avoir jamais reçu le message de détresse, qui a pourtant été transmis pendant 10 jours. Sans devoir d’enquête, on ne saura pas si c’est vrai, ni quelle en est l’explication. »

« They were told they would reach Lampedusa within 18 hours. It was 15 days before the survivors touched land again  »

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Dernier ajout : mercredi 10 mai 2017, 15:58
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