Violences policières à Paris 18e contre des migrants et leurs soutiens

Saisine en urgence

Le Gisti a saisi le Défenseur des droits, le 8 juin 2015, à propos des violences policières qui se sont déchaînées ce jour-là à Paris au cours d’une opération d’arrestations de migrant·e·s, en majorité éryhtréen·ne·s et soudanais·es, devant la halle Pajol, dans le 18ème arrondissement de Paris.

Les migrant·e·s concerné·e·s s’étaient regroupé·e·s devant cette halle après avoir été expulsé·e·s, quelques jours avant, des abris de fortune où ils survivaient depuis près d’un an sous le pont du métro Porte de la Chapelle.

Cette demande d’intervention du Défenseur des droits a été faite sur la base des récits des nombreuses personnes (migrant·e·s, militant·e·s, élu·e·s) témoins ou victimes de ces violences policières.

Le 17 février 2016 le Défenseur des droits a rendu publique sa décision. Très critique sur l’opportunité et la finalité de l’opération et sur le fait que les autorités aient privilégié un traitement sécuritaire plutôt qu’humanitaire de la situation, il minimise les violences policières qui ont accompagné l’évacuation de l’esplanade occupée par les réfugiés. Il considère en effet que le recours à la force a été imposé par la résistance opposée par certains soutiens, eux-mêmes violents, et que l’utilisation de gaz lacrymogène a été un acte isolé imputable à un fonctionnaire de police qui a donné lieu à une enquête interne.

Saisine du défenseur des droits, 8 juin 2015
Décision DDD La Chapelle - 17 février 2016


Pour aller plus loin :

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Dernier ajout : mardi 17 janvier 2017, 11:01
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