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[2001-2002]

Le camp de « réfugiés » de Sangatte

La police aux frontières (la PAF) ne contrôle guère les étrangers. La surveillance du port de Calais et des moyens de passage outre-Manche est devenue, elle, de plus en plus rigoureuse, mais se heurte à des impératifs économiques. La concurrence entre ports est très forte : des contrôles trop minutieux ralentiraient le trafic qui est très dense (bateaux, Shuttle, navette du tunnel) sur et sous la Manche. La rigueur des contrôles est donc toute relative et les étrangers qui cherchent à passer en Angleterre finissent presque tous par y parvenir.

En revanche, le passage n’est pas immédiat : il fallait persévérer en moyenne une semaine, il y a un an, à tenter tous les soirs de trouver un moyen de traverser ; il faut trois semaines actuellement. Les candidats au passage outre-Manche, entrés en France par la Belgique ou l’Italie, sont donc, après leur long périple, bloqués dans ce sas. C’est cette situation, absurde, qui fut à l’origine du camp ouvert à Sangatte.

L'entrée du camp de « réfugiés »

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Dernier ajout : mercredi 17 janvier 2007, 16:03
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