Conditions d’éloignement des mineurs à Mayotte

Moustahi c. France

L’affaire est en instance devant la Cour européenne des droits de l’homme depuis janvier 2014. Elle concerne une famille comorienne résidant à Mayotte. Le père était en situation régulière, les deux enfants sont nés à Mayotte. La mère, renvoyée aux Comores avec les deux enfants, revient irrégulièrement à Mayotte. Les deux enfants tentent à leur tour la traversée sur une kwassa, en vue de rejoindre leurs parents. Les dix-sept personnes présentes sur l’embarcation sont interpellées en mer, placées en rétention, les deux enfants sont rattachés arbitrairement à des adultes et renvoyés, alors que leur père s’était présenté sur place.

Le tribunal administratif de Mayotte rejette la requête en référé pour défaut d’urgence. Le Conseil d’État rejette à son tour le recours, au vu de l’assurance donnée par l’administration que la demande de regroupement familial sera examinée dans les meilleurs délais.

La saisine de la Cour fait valoir la violation des articles 3, 5§1, 5§4 et 8 de la convention, de l’article 4 du protocole n° 4 (interdiction des expulsions collectives) et enfin de l’article 13 (absence de recours effectif).

S’agissant d’une affaire de principe importante, car les pratiques mises en lumière ici sont constatées quotidiennement à Mayotte, le Gisti, la LDH et la Cimade ont adressé à la cour une tierce intervention le 25 janvier 2018.

CEDH- décision communiquée
Tierce intervention Cimade-Gisti-LDH

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Dernier ajout : mardi 13 février 2018, 18:52
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